02 avril 2008
Le temps des sucres : boeuf au tamari et à l'érable
Alors que mes parents m'envoient des photos de France sous la tonnelle qui bourgeonne, en manches courtes, se prélassant sous le doux soleil de Provence, nous, on contemple, derrière notre fenêtre, les bancs de neige qui peinent à fondre, les glaçons stalactictes qui s'allongent démesurément, les flaques de "slush" qui inondent l'allée. Chez nous, les manteaux d'hiver ne sont pas encore remisés, les gants et les écharpes sont toujours à l'entrée et tiennent compagnie aux bottes d'hiver! Voilà c'est le printemps, chez nous au Québec. C'est pas la meilleure saison, c'est la pire selon moi, celle que j'aime le moins : l'hiver s'éternise, ça fond et ça splashe de partout, on est vert pâle d'avoir manqué de soleil pendant de si longs mois.
Mais il y a quand même une chose que je dois rendre au printemps québécois c'est Le Temps des Sucres. Au gré du gel (la nuit) et du dégel (le jour), la sève des érables monte dans l'arbre et l'acériculteur entaille l'écorce des érables à sucre pour en récolter l'eau de sève, légèrement sucrée, qui se transforme, après ébullition, en sirop d'érable.
Les jours allongent, le soleil réchauffe, les oiseaux ne sont plus très loin, on troque nos gros manteaux pour les chandails de laine et on s'en va se sucrer le bec à la cabane à sucre, un rituel saisonnier au Québec : soupe au pois, fèves au lard, jambon au sirop d'érable, oreilles de crisse (fritures de lard salé), omelettes et, comme desserts, tartes au sucre, crêpes et grands-pères (boules de pâte pochées dans le sirop d'érable) suivis de la traditionnelle tire d'érable sur la neige (caramel d'érable que l'on coule sur la neige et qui, à son contact, fige et que l'on mange comme une sucette de caramel mou).
Le temps des sucres c'est aussi le temps de cuisiner le sirop d'érable. On le connaît beaucoup en version sucrée mais il est terriblement délicieux dans les plats salés. C'est d'ailleurs de cette façon que je le préfère. Comble du bonheur, Ricardo y consacre un dossier spécial ce printemps dans son magazine. J'ai déjà fait trois recettes; toutes trois sont d'ores et déjà adoptées et celle que je choisis de vous faire découvrir est un subtil mélange de sucré-salé asiatique marié à une cuisson longue d'un bon gros morceau de boeuf...à faire et à refaire sans modération!
Tout compte fait le printemps est plutôt agréable... ;-)
BOEUF BRAISÉ AU TAMARI ET À L'ÉRABLE

Selon une recette du magazine culinaire Ricardo
1 gros rôti de palette de boeuf ou de paleron de boeuf
huile d'olive
1 oignon haché
1/2 cuillère à thé de piment fort broyé
1/2 cuillère à thé de poivre noir
1/2 cuillère à thé de graines de coriandre concassées
125 ml de sirop d'érable (j'en ai mis 100 ml)
125 ml de sauce tamari (j'en ai mis 100 ml)
125 ml de bouillon de poulet (j'en ai mis 100 ml)
1 poivron rougegraines de sésame grillées
feuilles de coriandre fraîches
Préchauffer le four à 170c. (325f.)
Faire saisir le boeuf de tous les côtés. Saler et poivrer. Réserver.
Dans la même sauteuse, dorer l'oignon
Ajouter le poivre, le piment et les graines de coriandre et laisser cuire 1 minute de pus.
Remettre la viande et ajouter les liquides.
Porter à ébullition puis couvrir.
Enfourner pour 2h30 selon la recette; je l'ai laissé cuire 4h00 à 150 c. (300 f.) en enlevant le couvercle les 30 dernières minutes de cuisson pour laisser épaissir le fond de sauce.
Servir avec des feuilles de coriandre et des graines de sésame.
Bien évidemment, encore meilleur le lendemain...
Attention : vous pourriez développer une dépendance à ce plat
14 mars 2008
Roulés de poulet du Piémont (noisettes et fromage)
Les recettes que je fais et refais sont peu nombreuses car ma passion et mes envies de cuisiner me poussent à toujours renouveller les plats. C'est d'ailleurs très rare que l'on mange deux fois la même chose dans un mois. Certes, j'ai quelques classiques que je ressors à l'occasion et comme toute règle a son exception, en ce moment c'est la technique du poulet roulé que j'affectionne particulièrement, et que je fais plus souvent en variant la farce et la sauce.
J'aime cette méthode car le poulet peut se préparer 1 ou 2 jours à l'avance et peut varier à l'infini. Dernièrement, une recette de farce Piémontaise (nord de l'Italie) a retenu mon attention au cours de mes lectures culinaires. J'ai décidé de l'appliquer au poulet roulé, et de servir avec une sauce miel et orange pour lier les saveurs.
Aussi inattendu que réussi! Le goût des noisettes grillées, le sucré des raisins secs et le moelleux-crémeux du fromage ont donné un goût savoureux au poulet. On aurait même pu s'en régaler froid!!!
Poulet roulé du Piémont

- 2 grosses ou 3 petites poitrines de poulet
- 100 g de noisettes entières et grillées
- 50 ml de raisins secs
- persil frais haché
- 2 grosses cuillères à soupe de chapelure
- 120 g de fromage ricotta, brousse, chèvre ou feta (au choix, pourvu qu'il soit crémeux)
- 120 ml de jus d'orange non sucré
- 60 ml de miel
- 3 cuillères à soupe de moutarde de Dijon
- sel et poivre
- Préchauffer le four à 190c. (375f.)
- Dans le bol d'un robot, mixer les noisettes, les raisins, le persil, la chapelure, le fromage et 2 cuillères à soupe de jus d'orange.
- Ouvrir les poitrines en portefeuilles et les aplatir en escalope entre deux feuilles de pellicule plastique.
- Saler et poivrer
- Étaler la farce sur chacune des poitrines puis à l'aide de la pellicule, roulez-les sur elles-mêmes très fermement. Serrer fermement les deux extrémités en "twistant" le plastique. Envelopper d'une deuxième pellicule plastique.
- Déposer dans un plat avec de l'eau chaude à mi-hauteur et cuire 40 minutes dans le four préchauffé.
- Mélanger tous les ingrédients de la sauce et chauffer SANS FAIRE BOUILLIR.
- Laisser tempérer les roulés avant de les sortir du plastique et de les portionner : ils seront moins chauds et plus fermes.
- Servir avec la sauce.

Pour 5-6 personnes
26 février 2008
Le lapin qui monte au nez...
...et la salive qui monte à la bouche lorsqu'on hume l'odeur enrobante de ce plat classique : le lapin à la moutarde!
Pourtant au Québec, le lapin est encore très rare sur les tables familiales. La majorité des gens n'ayant pas encore franchi le pas de manger du lapin, trop attachés à l'image amicale de Pan-Pan, l'ami de Bambi... Et les quelques personnes qui se seraient risquées à en manger l'aurait trouvé trop sec. Ça, j'en conviens car la chair maigre du lapin peut donner une viande sèche si c'est mal cuisiné.
Mais lorsque le lapin a tranquillement mariné 1 nuit et qu'il a cuit doucement et longuement à chaleur douce au four en mijotant dans une sauce à la crème, il est presque confit et fond dans la bouche amenant un moment de silence à la table... C'est ce qui est arrivé l'autre jour :
Lapin à la moutarde

Pour 8 personnes
2 lapins débités en morceaux
2 échalotes sèches
2 carottes coupées en bâtonnets
1 branche de céleri coupée en bâtonnets
60 g de beurre fondu
175 ml de vin blanc
375 ml de crème 15% à cuisson
4 cuillères à soupe de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe de moutarde de Meaux
thym, persil, laurier pour un bouquet garni
2 gousses d'ail écrasées
un soupçon d'huile d'olive
La veille, faire mariner les morceaux de lapin dans le vin blanc, les herbes, l'ail et les légumes
Le lendemain, préchauffer le four à 230 c. (450 f.)
Bien éponger le lapin et réserver la marinade
Saler et poivrer les morceaux de lapin et les enduire d'un peu de moutarde de Dijon
Arroser de beurre fondu
Déposer dans un plat et enfourner 20 minutes en arrosant 2 fois.
Émincer les échalotes.
Sortir le lapin du four et le rebadigeonner de moutarde puis l'ôter du plat.
Baisser le four à 170 c. (330 f.)
Déglacer le plat avec la marinade et porter à ébullition pour déglacer les sucs de viande
Remettre le lapin et ajouter la crème
Enfourner à mi-couvert et laisser 1h30 à 2h ou jusqu'à que le lapin soit bien tendre
Décanter le plat en réservant le lapin et les légumes (jeter les herbes)
Ajouter la moutarde de Meaux et chauffer la sauce SANS ÉBULLITION car sinon la moutarde va la faire casser.
Remettre le lapin et les légumes et servir bien chaud.
Et comme vous vous en doutez...ce plat est bien meilleur le lendemain!
14 janvier 2008
Champvallon
Pour certains le nom évoquera des souvenirs d'enfance; pour d'autres, il dira vaguement quelque chose (un peintre? un village au fond de la Creuse?) et à quelques uns, il ne dira rien. Mais après ce qui suit, je tiens fort à parier qu'il pourrait se retrouver sur votre table prochainement.
À l'origine, il était préparé avec de l'agneau et était multi-couches. On le redécouvre à base de porc fondant niché au coeur d'un lit de pommes de terre moelleuses, parfumé à l'ail, au thym frais et aux oignons caramélisés. Sublime pour recevoir en toute simplicité (Merci Clude et Soso!) ou parfait pour les soirs de semaine car vous l'aurez préparé quelques jours auparavant : il n'en sera que meilleur réchauffé... le Champvallon est un classique à redécouvrir sans plus attendre.
Champvallon***

*** d'après une recette de Martin Picard, chef-propriétaire du Pied de Cochon à Montréal
- 1,5 kilos de filet de porc
- 6 à 7 oignons jaunes émincés finement
- 6 gousses d'ail hachées fin
- 6 branches de thym frais effeuillées
- 6 pommes de terre à chair jaune (Yukon...)
- Bouillon de poulet (environs 600 ml)
- Sel et poivre
- Dans une sauteuse, fondre beurre et huile et y faire sauter les cubes d eporc jusqu'à qu'ils soient bien dorés. Saler et poivrer. Réserver.
- Déglacer le fond de la sauteuse avec le bouillon de poulet et reserver le jus de cuisson.
- Dans la même sauteuse, caraméliser les oignons avec une bonne noix de beurre 20 à 25 minutes à feu doux. Réserver.
- Préchauffer le four à 200c. (405f.)
- Trancher les pommes de terre à la mandoline, en tranches fines.
- Étaler une couche de pommes de terre au fond d'un plat à gratin. Les faire se chevaucher légèrement et en faire remonter sur les bords.
- Étaler la moitié des oignons puis recouvrir des cubes de viandes.
- Parsemer l'ail et les feuilles de thym.
- Étaler l'autre moitié des oignons puis terminer par une couche de pommes de terre en rosace. Saler et poivrer.
- Verser le jus de cuisson jusqu'à hauteur des pommes de terre et appuyer légèrement dessus.
- Mettre quelques noisettes de beurre sur le dessus et recouvrir d'un papier alu.
- Enfourner pour 1 heure.
- Au bout d'une heure, BAISSER le four à 170c. (325f.) et cuire 1 heure de plus.
- Découvrir et cuire 40 minutes de plus.
- Au besoin, passer sous le grill pour dorer le dessus.

19 décembre 2007
Tajine de boulettes de viande aux herbes et au citron confit
Simple, économique et différent du tajine avec des morceaux de viande : celui-ci fait à partir de boulettes de viande hachée a conquis tout le monde. Très parfumé, peu pimenté mais bien épicé, je l'ai puisé dans un livre de recettes traditonnelles du Maroc que je n'avais pas encore utilisé. Si toutes les autres recettes sont aussi prometteuses que celle-ci, on va se régaler!
Tajine de boulettes aux herbes et au citron confit

Pour les boulettes:
1/2 oignon haché
5 branches de persil plat haché
2 tranches de pain de mie
1 oeuf
500 g de viande boeuf, d'agneau ou de veau
1/2 cuillère à café de cumin
1/2 cuillère à café de paprika
1/2 cuillère à café de poivre noir moulu
Pour la sauce :
huile d'olive
1/2 oignon haché fin
1/2 cuillère à café de paprika
1/2 cuillère à café de curcuma
1/2 cuillère à café de cumin
1 petit piment rouge ou 1/4 cuillère à café de Cayenne
375 ml de bouillon de poulet ou d'eau
coriandre fraîche
persil frais
30 ml de jus de citron
1 citron confit RINCÉ ou le zeste de 2 citrons frais
Dans le robot, mixer l'oignon et le persil.
Ajouter le reste des ingrédients des boulettes et mixer jusqu'à que le tout soit homogène.
Façonner des boulettes de la taille d'une grosse noix et réserver au frigo.
Préchauffer le four à 180c. (350f.)
Dans une casserole, faire suer l'oignon dans l'huile d'olive.
Ajouter le paprika, le curcuma, le cumin et le piment. Cuire 1 minute en remuant.
Ajouter le bouillon ou l'eau puis porter à ébullition. Saler.
Ajouter les boulettes et le zeste de citron ou le citron confit coupé en deux.
Couvrir et enfourner pour 1h.
Au moment du service, ajouter les feuilles de coriandre et de persil grossièrement hachés.
25 novembre 2007
Bilinguisme culinaire France-Québec ou l'éloge d'un pâté au poulet
Depuis le temps que je vis ici, je me suis habituée au vocabulaire culinaire du Québec qui diffère parfois du vocabulaire culinaire de France. On y relève quelques paradoxes comme les "oignons français" (rondelles d'oignons frites, un grand classique du fast-food nord-américain), "rôti français" (rôti de boeuf dont la viande a été piquée pour l'attendrir, selon une méthode US! une horreur!), des "cerises françaises" (cerises rouges du type burlat souvent du Chili ou de la Californie, ou de l'État de Washington -merci à Miss Diane!-), qui n'ont de français que leur nom.
On note des incongruités qui nous emmêlent les pinceaux au moment de commander quelque chose à boire :
À l'attention des francophones de France qui veulent aller au Québec : Ici (au Québec), on appelle Limonade : la boisson composée d'eau, de jus de citron et de sucre. Elle n'est pas pétillante, elle est très sucrée et très citronnée. Pour avoir une limonade (de France) au Québec, il faut demander une liqueur (en québécois), vous obtiendrez alors un soda du type Sprite ou Seven Up. Mais si vous voulez vraiment avoir une liqueur (comme en France), il faut que vous demandiez de la boisson, là vous aurez de l'alcool et non un soda.
À l'attention des francophones du Québec qui veulent aller en France: En France, pour avoir une limonade, il faut demander un citron pressé. Si vous voulez une liqueur du type Seven Up ou Sprite vous demandez une limonade (qui sera moins sucrée avec des bulles plus fines mais presque pareille -j'ai dit presque!- au goût). Si vous voulez de la boisson, vous demandez une liqueur et divers choix de boisson à haute teneur en alcool vous seront proposés. Si vous désirez un alcool et que vous demandez de la boisson alors ils vous demanderont quel type?: limonade, liqueur, soda, alcool, vins, thé ou café!
Voilà, grâce à moi, tout est plus clair maintenant!!! (Ne pensez pas que j'exagère, cela relève d'un fait vécu...)
Et enfin, un dernier parmi tant d'autres : les pâtés en tout genre (poulet, viande, saumon) qui sont l'équivalent de la bonne tourte de France. Ils n'ont rien à voir avec le pâté de charcuterie, qui se nomment terrine au Québec. Donc aujourd'hui, je vous propose un grand classique de la cuisine familiale du Québec : le pâté au poulet (lire : la tourte au poulet), délicieux et nutritif. On le sert la plupart du temps accompagné de ketchup aux fruits ou de chutneys. C'est un vrai régal!
Pâté au poulet

Pour 2 pâtés au poulet
4 abaisses de pâtes feuilletées ou brisées
1 poulet cuit et désossé
2 grosses carottes en petits cubes
2 oignons hachés
1/2 branche de céleri en petits cubes
200 g de petits-pois congelés
2 branches de thym
une grosse noix de beurre
environs 500 ml de bouillon de poulet
environs 250 ml de lait
60 g de beurre
60 g de farine
sel et poivre
Dans une casserole, déposer les carottes, les oignons, le céleri, les petits-pois et le thym.
Ajouter la noix de beurre, sel et poivre puis 100 ml de bouillon de poulet
Couvrir et cuire 20 à 25 minutes. Réserver le jus de cuisson.
Préchauffer le four à 210c. (400 f.)
Dans une casserole, faire fondre le beurre et ajouter la farine pour former un roux.
Ajouter le jus de cuisson des légumes, un peu de bouillon poulet et du lait en quantité suffisante pour obtenir une sauce veloutée plus ou moins épaisse.
Saler, poivrer au goût
Mélanger les légumes, le poulet et la sauce.
Foncer (déposer la pâte) deux moules à tartes et déposer la garniture. Recouvrir de la deuxième abaisse et faire un petit trou sur le dessus de la pâte pour que la vapeur puisse s'échapper.
Appliquer un peu de dorure (1 jaune d'oeuf + quelques gouttes d'eau) sur le dessus des pâtés.
Enfourner pour 40 minutes.
Se congèle plusieurs mois.

20 novembre 2007
Curry de poulet aux coco-huètes
Toujours aussi prisés chez nous : les currys en tout genre! Simples, rapides, abordables, savoureux et parfumés, on se régale...même Ti'coco s'en délecte (dans ce cas-là, je ne pimente pas trop). Aujourd'hui, un curry de poulet qui a ravi la famille et que je vous recommande si vous aimez les plats qui dépaysent par leur simple parfum et qui transportent dans de lointains pays exotiques dès la première bouchée...
Curry de poulet au lait de coco et aux cacahuètes

4 grosses poitrines de poulet ou 12 hauts de cuisses désossés
2 gousses d'ail
2 grosses cuillères à soupe de gingembre frais râpé
1 branche de citronnelle
1 petit oignon haché
1 cuillère à soupe de sauce soya
1 cuillère à café de curcuma
un soupçon de pâte de curry rouge (ou un peu plus si le plat est seulement destiné aux adultes)
4 grosses cuillères à soupe de beurre de cacahuètes
1 petite boîte de lait de coco (200 ml)
100 ml de bouillon de poulet
Coriandre fraîche
1/2 jus de lime ou de citron vert (petit)
Sel et poivre
Détailler le poulet en petits morceaux
Le faire dorer dans une grande sauteuse 4 à 5 minutes. Saler et poivrer. Réserver.
Dans la sauteuse, faire suer l'ail, le gingembre, la citronelle et l'oignon dans un peu d'huile végétale
Ajouter le curcuma, la pâte de curry rouge et la sauce soya, cuire 2 minutes
Ajouter le poulet. Saler et poivrer.
Mouiller avec le lait de coco et le bouillon, puis ajouter le beurre d'arachide
Bien mélanger jusqu'à que le beurre de cacahuètes soit dissout.
Porter à ébullition puis laisser mijoter à couvert 45 minutes.
Enlever le couvercle et terminer la cuisson pendant 15 minutes à découvert, en y ajoutant les feuilles de coriandre hachées et le jus de citron vert.
Miss Diane a aimé la recette...
12 novembre 2007
Qu'il y a-t-il de mieux qu'une blanquette pour attaquer les premiers frimas?
Rien!!! En tout cas, dans les plats mijotés, la blanquette de veau fait partie de nos favoris. Toutefois, elle est plutôt rare à notre table car le veau au Québec est une viande chère, surtout si on veut un veau de qualité!
Malgré tout lorsque les premiers froids sont à nos portes, que les dernières feuilles virevoltent sous l'air frisquet de novembre, que la nature nous a donné ses dernières couleurs avant la blancheur hivernale et que les chandails en laine sont maintenant en haut de la pile...la blanquette est la bienvenue: la vraie de vraie!!! Celle qui cuira les plus beaux morceaux de veau, celle qui sera liée à la crème et aux jaunes d'oeuf, celle qui sera relevée d'un filet de citron. Vive novembre!!!
La blanquette de veau
1,5 kilos de cubes de veau
1 carotte
2 gousses d'ail
1 oignon
3 clous de girofle
1 feuille de laurier
1/2 poireau
1 branche de céleri
250 ml de vin blanc sec
50 g de beurre
50 g de farine
2 jaunes d'oeufs
150 ml de crème 15%
1 cuillère à soupe de jus de citron
champignons blancs
Mettre le veau dans une marmite, recouvrir d'eau et porter à ébullition. Égoutter puis rincer la viande.
Mettre la carotte, le poireau, l'oignon, l'ail, le céleri grossièrement coupés dans une grande marmite. Ajouter les clous, le laurier et le veau.
Mouiller avec le vin blanc puis recouvrir d'eau à hauteur et porter à ébullition. Baisser le feu et laisser mijoter à couvert 2h à 2h30 ou jusqu'à que le veau soit très tendre.
Cuire les champignons à la poêle et réserver.
Décanter (retirer les solides des liquides) le veau et réserver l'eau de cuisson puis jeter les légumes.
Faire réduire le bouillon d'environs un tiers.
Dans une autre marmite, faire fondre le beurre et ajouter la farine pour former un roux. Délayer avec une louche de bouillon pour éviter les grumeaux puis ajouter le reste du bouillon. Cuire quelques minutes à feu moyen, jusqu'à que la sauce soit bien veloutée.
Mélanger les jaunes d'oeufs et la crème, puis le jus de citron.
HORS DU FEU ajouter le mélange aux oeufs et bien remuer. Faire chauffer quelques minutes SANS FAIRE BOUILLIR, sinon la sauce va casser.
Ajouter le veau et les champignons.
Servir avec du riz (sur la photo: riz rouge de Camargue) et quelques feuilles de persil frais.
26 octobre 2007
Un grand classique et son secret : la moussaka!
Lorsque je me mets sur le cas des grands plats classiques, j'épure la littérature culinaire afin de trouver et de déceler le moindre petit détail qui fait que le plat rentre dans la légende. Ainsi j'ai pu découvrir que l'anchois était l'ingrédient secret d'un osso bucco parfait, que le vrai gratin dauphinois ne tolérait rien d'autre qu'une réduction de lait et de crème infusées à l'ail et que la moussaka était subtilement relevée d'une pincée de cannelle.
Et la moussaka fait partie de ces plats dont je raffole lorsqu'on me parle de cuisine grecque. Malheureusement, la moussaka a bien mauvaise presse lorsqu'on aborde son côté santé. Jugez par vous-même : des couches successives de tranches d'aubergines frites dans l'huile et de sauce à la viande d'agneau gras, recouverte de béchamel liée aux oeufs!
Voilà, le grand classique de la cuisine grecque...mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut s'en priver surtout si on a trouvé le moyen de contourner le problème hyper-calorique de ce plat. Première chose, remplacer l'agneau par du veau ou par du boeuf maigre puis cuire les aubergines au micro-ondes sans ajout de matière grasse. Si vous voulez absolument réduire la teneur en gras, alors un peu de fromage râpé sur le dessus fera l'affaire...pour ma part, je conserve la béchamel aux oeufs (parce que faut pas pousser mémé...s'il ne reste plus rien de la base autant manger des ravioli!).
Mais peu importe la version que vous choisirez, n'oubliez pas le soupçon de cannelle...tout est là!
Moussaka

- 2 belles aubergines
- 700 g de viande hachée au choix
- 1 boîte de tomates
- 3 gousses d'ail
- 1 gros oignon
- quelques branches de persil
- 1/2 cuillère à café de cannelle
- 200 ml de vin blanc
- 2 oeufs : jaune et blanc séparés
- 25 g de beurre
- 25 g de farine
- 400 ml de lait
- sel et poivre
- chapelure
- Trancher les aubergines à 1 cm d'épaisseur et les faire cuire 2 minutes au micro-ondes à couvert.
- Faire suer l'oignon haché dans l'huile d'olive et ajouter progressivement la viande hachée sans la remuer.
- Lorsque la viande est bien colorée, ajouter l'ail, le persil haché et la cannelle. Bien mélanger.
- Ajouter le vin blanc pour déglacer et laisser réduire un peu.
- Ajouter les tomates, sel et poivre.
- Laisser mijoter 30 minutes puis passer à la mixette pour obtenir une texture fine.
- Faire la béchamel : Dans une casserole, faire fondre le beurre puis ajouter la farine d'un seul coup. Bien incorporer les deux jusqu'à que la boule se forme et décolle des parois. Cuire 1 minute puis ajouter le lait. Bien mélanger pour dissoudre les grumeaux puis mener à ébullition et cuire 1 minute SANS CESSER DE REMUER. Assaisonner.
- Hors du feu, ajouter les 2 jaunes d'oeufs et bien mélanger.
- Ajouter les blancs d'oeufs à la farce à la viande.
- Préchauffer le four à 190c. (375f.)
- Dans un plat à gratin, alterner les couches d'aubergines et de sauce à la viande. Terminer par la béchamel et saupoudrer de chapelure.
- Cuire 20 à 25 minutes ou jusqu'à que le dessus soit bien doré.
- C'est encore meilleur le lendemain...
06 juillet 2007
Curry de poulet Vindaloo qui réchauffe par les temps qui courent!
En ce moment, rien qui incite à la dégustation de soupes froides, de salades fraîches, de légumes croquants, de crèmes glacées ou de sorbets parfumés...Non, au Québec, on aurait tendance à se réfugier dans les plats réconforts de l'automne tant mère nature est avare de soleil et de chaleur! Et je constate qu'elle a aussi négligée une bonne partie de l'Europe puisque les blogs sont nombreux à afficher soupes, purées, gâteaux et autres petits plats mijotés contre le froid et la grisaille...
Mais moi, qu'il fasse un temps de chien ou une chaleur à crever, je suis toujours partante pour un curry...d'ailleurs, c'est bien des chauds pays qu'ils viennent ces currys!
Vindaloo signifie "vinaigre et ail" et ce plat est plutôt du genre qui réchauffe l'intérieur (idéal par les temps qui courent) tellement il est relevé et piquant. J'ai choisi d'y rajouter une boîte de lait de coco pour adoucir la sauce et ce ne fût, alors, que du bonheur pour les papilles.
Curry de poulet Vindaloo

6 poitrines de poulet ou 12 hauts de cuisses désossés
1/2 cuillère à café de graines de coriandre en poudre
1/2 cuillère à café de poudre de chili ou de cayenne
1/2 cuillère à café de poivre en grains
1/2 cuillère à café de curcuma
80 ml de vinaigre de vin blanc
2 oignons rouges émincés
3 tomates coupées en cubes
un gros morceau de gingembre frais et râpé
12 gousses d'ail hachées
2 petits piments oiseau
1 cuillère à café de cassonade ou de sucre roux
1 boîte de lait de coco (340 ml)
Couper le poulet en morceaux et la faire mariner avec le vinaigre et les épices 3 heures
Faire revenir les oignons 15 minutes à feu moyen jusqu'ils soient bien dorés
Ajouter l'ail et le gingembre et cuire 2 minutes de plus
Ajouter le poulet (+ marinade), les tomates, le piment, le sucre et le lait de coco.
Ajouter 200 ml d'eau. Couvrir et laisser mijoter une bonne heure à feu doux puis découvrir et finir de cuire 15 à 20 minutes ou jusqu'à que la sauce épaississe et que le poulet soit bien tendre.




