14 avril 2008
Deux ingrédients : un hit!
Ce plat fait partie des quelques recettes qui portent la mention chez moi : aussitôt vue, aussitôt adoptée. Ce genre de recette qui ne peut attendre d'être essayée et cuisinée dès qu'on la découverte.
Deux ingrédients et un plat absolument délicieux à condition d'avoir de très bons produits frais et de qualité, car rien ne pourra masquer la médiocrité dans ce plat!
Donc : On évite le poisson décongelé qui va rendre trop d'eau et on choisit une pomme de terre à purée qui contient beaucoup d'amidon! On surveille la cuisson, on ajoute un filet d'huile d'olive et quelques lichettes de vinaigrette balsamique, une bonne pincée de fleur de sel et quelques tours de poivre du moulin, et on déguste un très croustillant à l'extérieur, moelleux à l'intérieur et fondant au coeur...:
...Poisson en paillasson de pommes de terre

Cette recette, créée par Jacques Robert, provient de l'émission À la Di Stasio.
- Saler et poivrer les filets de poisson.
- Râper les pommes de terre pelées avec le gros côté de la râpe. NE PAS RINCER LES POMMES DE TERRE, ce qui ferait partir l'amidon.
- Déposer deux portions de pommes de terre râpées sur une feuille de papier sulfurisé. Les aplatir de façon assez grande pour y déposer le poisson dessus. Couvrir chaque coté et le dessus du poisson avec les pommes de terre restantes de façon à enfermer le poisson dans les pommes de terre. Appuyer fermement de partout pour bien faire adhérer les pommes de terre entre elles.
Dans une poêle antiadhésive, huilée, cuire les paillassons, à chaleur moyenne/vive, sur un premier côté, 5 à 6 minutes ou jusqu’à ce que le dessous soit doré.
SI CE SONT DE PETITS FILETS DE POISSON : retourner les paillassons et poursuivre la cuisson encore 6 à 7 minutes ou jusqu'à ce que les pommes de terre soient cuites .
POUR DES FILETS PLUS ÉPAIS (2 cm et plus), je recommande de saisir le paillasson à la poêle des deux côtés puis de terminer la cuisson au four à 190 c. (375 f.) jusqu'à que les pommes de terre soient cuites.
Servir avec un filet d'huile d'olive et de vinaigre balsamique.

10 avril 2008
Brioche aux noix de pécan et caramel au beurre salé
Je crois, non, j'en suis sûre, j'ai encore plus de plaisir à faire des brioches avec ma MAP que du pain... Je crois que c'est parce que je suis gourmande...en fait, non, j'en suis sûre...
...Aussi sûre que cette brioche était la plus décadente que j'ai mangé depuis longtemps!
Brioche aux noix de pécan et caramel au beurre salé

Brioche:
125 g de beurre mou
250 ml de lait tiède
2 oeufs battus
50 g de sucre
1 cuillère à café de sel
400 g de farine
75 g de fécule de maïs
1,5 cuillère à café de levure à pain
1 cuillère à soupe de gluten
Garniture :
50 g de beurre salé
1 petite pincée de fleur de sel
60 ml de sirop de maïs
125 ml de cassonade
30 ml d'eau
2 grosses poignées de noix de pécan légèrement grillées
sucre perlé
La veille:
Mettre tous les ingrédients de la brioche dans l'ordre requis par votre MAP.
Programmer "pâte seule"
À la fin du programme, dégazer la pâton et le placer, légèrement fariné, dans un bol au frigo pour la nuit. Le lendemain, la pâte aura triplé de volume.
Le lendemain:
Étaler la pâte sur le plan de travail, légèrement fariné, en un rectangle de 1 cm d'épaisseur.
Rouler à la manière d'une bûche et découper des tranches de 3 à 4 cm d'épaisseur.
Les déposer légèrement espacées dans un plat beurré allant au four et laisser lever dans un endroit chaud (dans le four avec un bol d'eau très chaude à l'intérieur pour créer une étuve) pendant 2 heures.
Préchauffer le four à 190 c. (375 f.). Dorer la brioche au lait ou à l'oeuf et cuire pour 35 minutes environs.
Entre-temps, chauffer tous les ingrédients de la garniture (sauf le sucre perlé) dans une casserole. PAS BESOIN DE FAIRE BOUILLIR.
À la sortie du four, verser sur la brioche chaude et parsemer de sucre perlé. Attendre 1 à 2 heures avant de déguster. Au-delà, le caramel va figer. En passant la brioche quelques secondes au micro-ondes par la suite ou le lendemain, elle retrouvera tout son moelleux et son fondant!
Déguster légèrement tiède...et le reste se passe de commentaire... ;-)

04 avril 2008
Carotte contre le gros M jaune : 1-0 !
J'ai une répulsion quasi-phobique pour la malbouffe et par dessus-tout le fast-food. Depuis que les mini-Carottes sont là, c'est presque devenu extrême. J'en viens même à faire de la manipulation psychologique sur Ti'coco : le chemin du retour à la maison est ponctué de nombreux restaurants "fast-food". Ti'coco étant dans sa phase : "C'est quoi, ça, maman?... Pourquoi, ça, maman?..." se succédant sans pause et interminablement, j'en suis venue à lui dire à chaque fois qu'il me pointe le gros M jaune ou les beignes rouges, "Beurk, c'est pas bon ça, ça donne mal au ventre (...) faut pas manger de ça, c'est mauvais pour la santé (...) ce sont les plats de maman les meilleurs du monde entier..."!
Et c'est avec la plus grande satisfaction que je constate que mes préceptes en la matière portent fruit puisque maintenant, lorsqu'on passe devant les bannières-poisons, il me récite bien savamment ce que je lui ai martelé expliqué. Ti'coco est vraiment bien parti dans la vie en matière d'alimentation et de nutrition, je suis très fière de lui...
Jusqu'au jour où nous avons dû, à mon plus grand désespooooooooooooir, arrêter de force et détresse dans un de ces restos car il n'y avait rien d'autre à la ronde pour répondre à notre urgence. Chouette!!! C'était le temps ou jamais de tester Ti'coco. Moi: la soupe et le sandwich, et conjoint chéri: la poutine et le hamburger (...) bien entendu, je me passerais de commentaires explicites sur ce dernier! Résultat :


Mrd!!! Il n'a rien compris, et en plus il trouve ça bon..."tellement boooon maman!" (...?) Faut que je revois son éducation... En attendant, j'attaque de front :
Bâtonnets de poulet croustillants (sans gras) et trempette miel et moutarde

Une recette simple et efficace : des bâtonnets de poulet sans friture et qui croustillent (presque) autant que les frits, cuits au four, tendres et savoureux; pour l'ultime délice : les tremper dans une sauce ultra santé mais pleine de saveurs. Ti'coco et le reste de la famille en raffolent... Et vlan! pour le gros M jaune!
N.B : je fais cette recette depuis longtemps et je ne m'en rappelle plus du tout la source, mais je crois que ça venait de Ricardo!?!
Pour 4 gourmands
3 belles poitrines de poulet
environs 125 ml de yaourt nature
2 grosses cuillères à soupe de moutarde
1 cuillère à thé de paprika
1cuillère à soupe de jus d'orange ou de citron.
chapelure
flocons d'avoine
Trempette :
125 ml de yaourt nature
1 petite cuillère à soupe de moutarde de Dijon
1 petite cuillère à soupe de moutarde de Meaux
2 cuillères à soupe de miel
sel et poivre
quelques gouttes de jus d'orange
1 pointe de ketchup (facultatif)
Détailler les poitrines de poulet en grosses lanières ou bâtonnets.
Mélanger le yaourt, la moutarde, le paprika et le jus.
Ajouter le poulet et laisser mariner entre 1h et 6h.
Préparer la trempette en mélangeant tous les ingrédients.
Préchauffer le four à 220 c. (425 f.)
Enlever l'excédent de marinade sur le poulet en l'épongeant très grossièrement
Rouler chaque bâtonnets dans le mélange chapelure-flocons d'avoine et les déposer sur une plaque à cuisson recouverte de papier cuisson.
Enfourner pour 20 minutes en les retournant à mi-cuisson.

02 avril 2008
Le temps des sucres : boeuf au tamari et à l'érable
Alors que mes parents m'envoient des photos de France sous la tonnelle qui bourgeonne, en manches courtes, se prélassant sous le doux soleil de Provence, nous, on contemple, derrière notre fenêtre, les bancs de neige qui peinent à fondre, les glaçons stalactictes qui s'allongent démesurément, les flaques de "slush" qui inondent l'allée. Chez nous, les manteaux d'hiver ne sont pas encore remisés, les gants et les écharpes sont toujours à l'entrée et tiennent compagnie aux bottes d'hiver! Voilà c'est le printemps, chez nous au Québec. C'est pas la meilleure saison, c'est la pire selon moi, celle que j'aime le moins : l'hiver s'éternise, ça fond et ça splashe de partout, on est vert pâle d'avoir manqué de soleil pendant de si longs mois.
Mais il y a quand même une chose que je dois rendre au printemps québécois c'est Le Temps des Sucres. Au gré du gel (la nuit) et du dégel (le jour), la sève des érables monte dans l'arbre et l'acériculteur entaille l'écorce des érables à sucre pour en récolter l'eau de sève, légèrement sucrée, qui se transforme, après ébullition, en sirop d'érable.
Les jours allongent, le soleil réchauffe, les oiseaux ne sont plus très loin, on troque nos gros manteaux pour les chandails de laine et on s'en va se sucrer le bec à la cabane à sucre, un rituel saisonnier au Québec : soupe au pois, fèves au lard, jambon au sirop d'érable, oreilles de crisse (fritures de lard salé), omelettes et, comme desserts, tartes au sucre, crêpes et grands-pères (boules de pâte pochées dans le sirop d'érable) suivis de la traditionnelle tire d'érable sur la neige (caramel d'érable que l'on coule sur la neige et qui, à son contact, fige et que l'on mange comme une sucette de caramel mou).
Le temps des sucres c'est aussi le temps de cuisiner le sirop d'érable. On le connaît beaucoup en version sucrée mais il est terriblement délicieux dans les plats salés. C'est d'ailleurs de cette façon que je le préfère. Comble du bonheur, Ricardo y consacre un dossier spécial ce printemps dans son magazine. J'ai déjà fait trois recettes; toutes trois sont d'ores et déjà adoptées et celle que je choisis de vous faire découvrir est un subtil mélange de sucré-salé asiatique marié à une cuisson longue d'un bon gros morceau de boeuf...à faire et à refaire sans modération!
Tout compte fait le printemps est plutôt agréable... ;-)
BOEUF BRAISÉ AU TAMARI ET À L'ÉRABLE

Selon une recette du magazine culinaire Ricardo
1 gros rôti de palette de boeuf ou de paleron de boeuf
huile d'olive
1 oignon haché
1/2 cuillère à thé de piment fort broyé
1/2 cuillère à thé de poivre noir
1/2 cuillère à thé de graines de coriandre concassées
125 ml de sirop d'érable (j'en ai mis 100 ml)
125 ml de sauce tamari (j'en ai mis 100 ml)
125 ml de bouillon de poulet (j'en ai mis 100 ml)
1 poivron rougegraines de sésame grillées
feuilles de coriandre fraîches
Préchauffer le four à 170c. (325f.)
Faire saisir le boeuf de tous les côtés. Saler et poivrer. Réserver.
Dans la même sauteuse, dorer l'oignon
Ajouter le poivre, le piment et les graines de coriandre et laisser cuire 1 minute de pus.
Remettre la viande et ajouter les liquides.
Porter à ébullition puis couvrir.
Enfourner pour 2h30 selon la recette; je l'ai laissé cuire 4h00 à 150 c. (300 f.) en enlevant le couvercle les 30 dernières minutes de cuisson pour laisser épaissir le fond de sauce.
Servir avec des feuilles de coriandre et des graines de sésame.
Bien évidemment, encore meilleur le lendemain...
Attention : vous pourriez développer une dépendance à ce plat





